samedi 31 octobre 2009

Esprit es-tu là ?

Bon, le gros, le massif le lourd est géré, maintenant passons au léger, au subtil au furtif...

Siddartha va nous aider, parce que là, très clairement, il n'y a pas photo, je ne reviendrai pas là dessus, les moines en Laboratoire, le Mind and Life Institute, Mario Beauregard, Krishnamurti et David Bohm, les références solides existent et si vous avez encore des doutes, je vous invite à les découvrir (cf liens dans le blog à ces sujets).

Que nous dit Siddartha ? Que l'esprit a pour nature "l'absence d'existence intrinsèque", ouch... Une nature négative en fait, de quoi s'agit-il ?

Il nous explique clairement : l'esprit reflète, comme un miroir, ce n'est donc pas "ce qui est perçu" ni son reflet c'est "ce qui perçoit". Et "ce qui perçoit" est "absence" = non, d'"existence intrinsèque". Ce n'est pas saisissable, c'est mouvant, furtif interdépendant, fluide, changeant... Comment le "voir" ou plus précisément le "réaliser" ?

Siddartha nous dit qu'il faut calmer déjà le "grossier" qui nous empêche de le voir, de quoi s'agit-il ?

Il nous dit, tout l'Univers peut se décomposer ainsi : 5 Agrégats, la forme, les sensations, les perceptions, la volition, et la conscience.

La forme : l'arbre, la sensation : la lumière de l'arbre qui passe dans les yeux, la perception : la mise en forme de cette lumière comme "image de l'arbre" dans l'esprit, la volition : la capacité de l'esprit à se concentrer sur son objet, ici l'arbre (si votre esprit part ailleurs, il n'est pas "calme" il est agité, il a tendance à ne pas savoir rester en place sur un objet), la conscience : le fait que l'esprit se dit "cette image que je vois, sur laquelle ma volition est calée, que ma perception a construite à partir de la sensation de lumière qui provient de la forme de l'objet, cette image, je la nomme arbre, je la reconnais comme étant un arbre".

Où est l'esprit dans ce processus ? Nulle part et partout à la fois. La conscience de "l'image interne de l'arbre" est furtive, instantanée, et n'est pas indépendante de l'arbre lui même, de la sensation liée à la lumière de l'arbre, de la perception de cette lumière, de la volition qui se cale sur cette perception. Et avant cette conscience, elle était là, potentiellement là, sans être là. Peut-on dire qu'elle était dans l'arbre, dans la sensation de la lumière de l'arbre, dans la perception, dans la volition avant que de se manifester ? Non, mais on ne peut pas dire qu'elle n'y était pas du tout non plus, parce que si on enlève un seul de ces éléments, alors elle ne se manifestera pas du tout !




L'instant de conscience est donc interdépendant, il dépend, de tout ce processus ! Mais pas seulement. Il dépend aussi de l'instant de conscience précédent. Comment cela ? Eh bien la volition, le fait que la conscience passe d'un objet à un autre, ou reste calée sur un objet, possède une certaine intertie (vérifiez par vous mêmes comment se comporte votre propre volition), une certaine continuité. Et la conscience aussi, passe de la conscience d'un objet, à la conscience d'un autre objet, quitte à ce que ce soit un non-objet (l'objet nul, l'objet zéro, l'absence d'objet). Vérifiez, (Siddartha insiste sur l'expérience personnelle pour bien comprendre, comme en mathématique le professeur vous incitera à faire les exercices et pas seulement à savoir le cours).

Donc la conscience, le "je", cet instant furtif, mais qui s'enchaîne à un autre instant furtif, de proche en proche, n'est pas les 5 agrégats, mais en dépend, il n'en est pas distinct non plus, parce que si on les enlève, l'instant de conscience ne sera pas. Il est donc interdépendant avec les 5 agrégats.

Peut-il s'auto-observer ? Non ! Et c'est cela sa nature : l'absence d'auto observation, parce qu'il n'existe pas par lui même., Ce fait que le "je", le point d'observation, l'esprit en tant que point unique d'observation, n'existe pas par lui même, comment l'expliquer autrement ?

Le "je", cette conscience pourrait s'écrire disons physiquement par Je(t), et ce Je(t) est lié à son objet d'observation O(t-dt), qui en est distinct, interdépendant mais distinct. On pourrait écrire donc Je(t) <= O(t-dt), parce que l'objet n'est pas simultané avec le je qui l'observe. Et quand O = Je ou qu'on essaie de faire coïncider O avec Je, ça donne Je(t) <= Je(t-dt), mais on ne peut pas faire coïncider Je(t) avec Je(t-dt). Et donc Je(t) est toujours insaisissable, tout le temps, à jamais. L'observateur "subtil" le "Je" qui réalise sa propre absence d'observabilité, sa propre absence de possibilité de "saisie" de lui même, est pure observation, pure expérience, non objet, non saisissable, non définissable conceptuellement, parce qu'il ne peut pas s'observer lui même.

Réduit à cette observation sans cesse renouvelée, il est pure absence d'existence autonome et pure observation renouvelée sans début ni fin, il est vacuité.

dimanche 11 octobre 2009

samedi 10 octobre 2009

Temps Sphériques

Prenons la Relativité, qu'est-ce qu'elle suppose ? Par hypothèse que la lumière a une vitesse maximale et constante C, et en déduit que la lumière se déplace en "ligne droite", et que donc si elle dévie c'est en fait l'espace temps qui est courbe...

Bon maintenant on pourrait approcher ce résultat d'une autre façon.

On peut supposer - et c'est une hypothèse raisonnable - que l'espace est parfaitement sphérique, que la lumière suit toujours un équateur, et que l'espace local n'est pas courbé par la matière, mais qu'il s'agit uniquement de courbure de type temporelle.

En effet, si je me place en position comobile, si je mets deux horloges H1 à proximité du centre d'un système massif, et H2 loin de ce centre, alors je constate que H2 avance plus vite que H1, cette interprétation est valide de ce point de vue.


Des observateurs comobiles à bonne distance d'un puits temporel

Je dois alors considérer que ce système massif local (par exemple une Galaxie), se comporte comme un espace 4D local complet, où des tranches sphériques 3D, se comportent comme un espace (3D+t) avec un temps universel - dans cette tranche -. Quand je considère deux atomes de Césium Cs1 dans une tranche sphérique (3D+t) T1 et Cs2 dans une tranche T2 plus éloignée, je constate que Cs2 a une durée de vie plus courte que Cs1.


Une galaxie est un puits temporel local dans l'univers, le temps au centre s'écoule très lentement, puis accélère jusqu'à un maximum à l'extérieur du puits dans l'espace extra-galactique

Ce qui courbe alors la trajectoire de la lumière n'est pas une courbure de l'espace qui est sphérique, mais des puits temporels locaux.

Je peux alors considérer qu'il y a non pas un temps dans l'Univers mais des temps sphériques t locaux, qui ont des vitesses Vt différentes. De Vt = zéro à la surface des trous noirs, à VT = 1 par convention (Vitesse du temps comobile), essentiellement dans l'espace situé à bonne distance de tout puits temporel.

Tous ces temps locaux sont observables et mesurables, leur vitesse d'action est Vt < VT, le temps t sphérique local est de la forme t = T x Vt/VT, avec Vt qui tend vers zéro à l'approche d'un trou noir.

Je dois donc considérer l'Univers comme étant une sphère 3D en expansion dans un espace 5D, où il y a deux dimensions de temps, l'une universelle de temps T = âge de l'Univers, l'autre locale de temps t = (Vt / VT) T avec (t / T) < 1.

Ces deux dimensions sont des mesures libres outre cette relation, car t dépend du temps T0 de sa création (ex : création d'une galaxie, d'un trou noir) pour commencer, et de la masse totale locale pour sa vitesse 0 < Vt < 1 (qui peut donc aussi varier selon l'origine choisie, et l'ajout ou pas de masse selon T à considérer).

On peut alors se visualiser l'Univers comme suit :

Un cercle de dimension spatiale posé à plat, vibrant localement comme la corde d'une guitare, qui grossit à chaque seconde et commence d'un tout petit cercle à T = zéro (le big bang). Les vibrations locales sont des puits temporels locaux que sont les galaxies, les Etoiles très massives, ou les trous noirs.


Univers corde vibrante, Cliquez pour agrandir

lundi 5 octobre 2009

Expansion Cosmique

L'évolution de la densité de rayonnement et donc de la pression exercée par ce rayonnement sur un Volume V(t) depuis le Big Bang est quelque chose qui se mesure en 1/R(t)^4, où R est le rayon de l'hypersphère Univers dans laquelle baigne V(t).

Pour vous faire une image en 3D, considérez une sphère en 2 dimensions, un volume serait alors représenté par un mini disque sur cette sphère. Ce minidisque recevrait alors une pression inversement proportionnelle puissance 4, au rayon de la sphère 2D sur lequel il est placé. L'univers en expansion, c'est la sphère 2D qui part de zéro (le big bang), et qui grossit dans le temps. Plus la sphère grossit moins la pression est forte, mais plus le disque est en fait petit par rapport à la surface totale de la sphère 2D.


Maintenant considérons la chose suivante... Imaginons un Volume V(t), et considérons que ce Volume est sous pression en 1/R(t)^4 donc avec R(t) = Volume de la sphère d'espace de dimension supérieure dans lequel baigne V(t).

Et que cette force diminue V(t)... Ce qui semble logique...

Etant donné que l'expansion de l'Univers est équivalent à constater que les objets diminuent de volume les uns par rapport aux autres, et que l'on fait l'hypothèse que tout est dû à cette force, et à rien d'autre.

Quelle serait l'expression de la diminution de V(t) en chaque point de l'Univers en fonction de cette force en 1/R(t)^4 étant donné l'expansion constatée de l'Univers ?

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